Changer facilement qwerty keypado en azerty sur votre clavier

Avez-vous déjà entendu parler du clavier AZERTY, mais vous ne savez pas ce que c’est ? Ici, nous allons vous dire en une seconde ce qu’est cette disposition clé et ses choses les plus importantes.

On pourrait croire que toutes les touches se valent, mais la disposition AZERTY démontre le contraire. Cette organisation spécifique, destinée principalement aux francophones européens, s’est imposée en France, en Belgique et dans quelques autres territoires. Si vous avez déjà tapé un texte sans retrouver vos accents ou vos points d’exclamation, vous connaissez l’enjeu.

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Le clavier AZERTY

À l’origine, le clavier AZERTY est né au temps des machines à écrire, tout comme le QWERTY. Sauf que celui-ci cible avant tout la langue française. Pendant que le QWERTY optimisait la frappe pour l’anglais, l’AZERTY se penchait sur les besoins des francophones. Les différences sautent aux yeux dès qu’on tente de saisir certains caractères spécifiques à la langue de Molière. Pour aller plus loin, l’article sur le clavier DVORAK propose une autre vision des choses.

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En Angleterre ou en Espagne, le QWERTY s’est imposé comme référence. D’autres pays d’Europe centrale ou orientale ont préféré leur propre standard. L’AZERTY, lui, reste cantonné à la France, la Belgique et la Corse. Un choix assumé, mais loin d’être universel.

La carte que vous voyez illustre la répartition des différentes dispositions de clavier à travers l’Europe. Les couleurs indiquent les territoires où l’on utilise l’AZERTY ou d’autres variantes :

  1. Vert : QWERTY
  2. Bleu : AZERTY
  3. Orange : QWERTZ
  4. Gris : Claviers non latins
  5. Jaune : Variantes régionales

Mais l’AZERTY n’est pas figé dans le marbre. Même dans les pays où il règne, plusieurs variantes coexistent. Voici quelques exemples concrets :

  • Clavier AZERTY belge : la disposition reste proche de la version française, mais les symboles changent parfois radicalement. Le placement du point d’interrogation, du @ ou encore de la barre de soulignement n’est pas le même.
  • Clavier arabe AZERTY combiné : ici, la base AZERTY s’adapte pour permettre la saisie en deux langues, comme le français et l’arabe, largement utilisée dans certains pays africains francophones.

Il existe aussi des pays francophones qui n’ont pas adopté l’AZERTY, et ce n’est pas un hasard. La Suisse et le Canada, par exemple, suivent leur propre voie. La complexité linguistique y impose d’autres choix.

  • Au Canada, on trouve principalement deux types de claviers, tous deux issus du QWERTY. L’un facilite la rédaction en français tout en permettant l’anglais, l’autre fait l’inverse.
  • En Suisse, avec trois langues nationales, la majorité des claviers adoptent le QWERTZ, pensé pour l’allemand. Mais il existe aussi des dispositions adaptées pour écrire tantôt en allemand, tantôt en français, selon la région et l’usage.

AZERTY et systèmes informatiques

AZERTY et Windows, ce n’est pas toujours une histoire d’amour. Certaines normes du français ne sont pas parfaitement respectées. L’Imprimerie Nationale a ainsi proposé des améliorations pour mieux coller à la réalité des utilisateurs. Parmi les suggestions, on retrouve :

  • L’ajout de touches pour saisir facilement des voyelles accentuées en majuscules comme À, Ç, É ou È.
  • Des touches dédiées aux ligatures propres au français, comme æ ou œ.
  • La normalisation de l’utilisation des guillemets français, plutôt que le remplacement automatique par des doubles guillemets anglais.

En parallèle, l’AZERTY réserve parfois le second niveau des touches (avec Shift) à des symboles rarement utilisés dans la vie courante. Beaucoup d’espace perdu, et des combinaisons de touches qui dorment au fond du clavier, notamment avec Ctrl, Alt ou Alt Gr.

Notre tutoriel sur la configuration du clavier l’illustre bien : la plupart des utilisateurs n’exploitent pas toutes les possibilités de leur disposition. Trop de raccourcis restent ignorés, notamment ceux qui requièrent des combinaisons complexes.

À l’opposé, Linux ouvre la porte à la personnalisation. Chacun peut télécharger des dispositions alternatives, voire créer la sienne, sans rencontrer de blocage technique. Voilà une vraie liberté d’usage.

Passer à AZERTY ?

Dans la majorité des cas, la réponse tombe d’elle-même : inutile de se forcer. L’AZERTY ne transforme pas la frappe ni ne promet de miracles. C’est une adaptation pensée pour les francophones, rien de plus.

À l’époque des machines à écrire, aller trop vite provoquait des blocages mécaniques. QWERTY et AZERTY ont donc été conçus pour limiter la vitesse extrême de frappe, pas pour la maximiser. On visait un équilibre entre rapidité et fiabilité, pas la course à la performance.

C’est là que le clavier DVORAK change la donne. Sa variante française vise réellement à améliorer l’efficacité de la saisie. L’AZERTY, lui, se contente d’être un standard régional. Vous pouvez l’adopter, vous y habituer, mais n’attendez pas de révolution dans votre productivité.

Chaque pays, chaque utilisateur, ses habitudes. En fin de compte, connaître l’AZERTY relève surtout de la culture générale informatique. Une curiosité de plus à glisser dans sa besace numérique.

Et vous, avez-vous déjà tenté de taper sur un clavier qui ne correspondait pas à vos automatismes ? Laissez vos anecdotes et vos découvertes dans les commentaires, on parie que certains changements de disposition vous ont laissé de sacrés souvenirs…