Salesforce en France : utilisation et impact dans les entreprises français

En 2023, près d’un salarié français sur deux a déjà utilisé un outil d’IA générative dans son quotidien professionnel, souvent sans validation explicite de la direction. Dans le même temps, 68 % des décideurs signalent une absence de règles internes claires concernant ces usages.Les entreprises françaises cherchent à répondre à la pénurie de compétences en s’appuyant sur ces technologies, tout en restant exposées à des risques accrus liés à la sécurité des données et à la conformité réglementaire. Les attentes vis-à-vis de l’IA générative évoluent rapidement, entre espoirs d’efficacité et préoccupations éthiques.

L’IA générative en entreprise : où en sont les salariés français ?

Dans les entreprises, l’irruption de l’intelligence artificielle générative ne reste plus au stade du concept. Près de la moitié des employés français, 47 %, ont déjà intégré ces solutions à leurs missions. Pourtant, cette appropriation se fait souvent au doigt mouillé : seuls 21 % affirment avoir bénéficié d’une formation adaptée. Un écart qui témoigne des tâtonnements sur la montée en compétence sur le terrain.

Du côté des dirigeants, l’enthousiasme ne masque pas la confusion. Selon Emilie Sidiqian, à la tête de Salesforce France, l’intérêt est massif, mais pour 68 % des salariés interrogés, leur entreprise n’a fixé aucune consigne claire concernant l’usage de l’IA générative. Le flou règne et certains candidats n’hésitent pas à enjoliver leur savoir-faire IA durant les entretiens d’embauche. De quoi brouiller encore plus les repères.

Autonomie, rapidité d’appropriation, moitié de la France active qui expérimente sans filet : cette dynamique dévoile un pays coupé en deux sur le plan des compétences. L’appétit de formation explose, soulignant l’envie de ne pas rester sur le quai numérique. Les décideurs, eux, tâtonnent encore pour poser des cadres sans freiner l’ingéniosité interne.

Quelques chiffres pour rendre la tendance concrète :

  • 47 % des employés en France ont déjà testé l’IA générative au travail
  • 21 % ont reçu une formation spécifique
  • 68 % évoquent une absence de politique d’entreprise sur le sujet

Quels risques face à une adoption rapide et parfois non encadrée ?

L’adoption accélérée de ces outils dans les entreprises françaises poursuit sa marche, mais sans véritable garde-fou. Résultat : des collaborateurs ouverts à l’innovation, mais confrontés à l’absence de directives structurées, et avec elle, le risque d’aller droit dans le brouillard.

Ce flou introduit des zones d’ombre, particulièrement sur la sécurité des données et le respect des obligations normatives. Entre erreurs involontaires, fuites d’informations sensibles, ou contournement des règles, les enjeux s’accumulent. Côté recrutement, la tentation pour certains de gonfler artificiellement leurs compétences en IA générative traduit aussi la difficulté à évaluer les vrais savoir-faire.

Certains groupes se distinguent déjà en instaurant des formations ciblées, des lignes directrices et des procédures de supervision. Les salariés recherchent précisément cet ancrage. Miser sur la confiance et la formation devient un levier pour retenir les talents et poser les bases d’une croissance solide.

Les principaux points de vigilance soulignés par les équipes :

  • 68 % peinent à identifier une quelconque politique officielle d’utilisation de l’IA générative
  • Le manque de règles en matière d’éthique et de sécurité des données revient constamment dans les préoccupations

Pénurie de talents et nouvelles attentes : comment l’IA redéfinit les besoins des entreprises

Dans ce climat d’adoption accélérée, la demande de formation devient frontale. Malgré l’arrivée massive de nouvelles applications, seuls 42 % des salariés français affirment avoir bénéficié d’une formation dédiée à l’intelligence artificielle générative. Les entreprises recherchent désormais des profils capables de croiser compétences métier, maîtrise de plateformes comme Salesforce, et agilité devant les technologies émergentes : des collaborateurs polyvalents, aptes à tirer parti des nouveaux outils tout en pilotant des projets pointus.

Les gestionnaires ne peuvent plus faire l’impasse sur l’inclusion : la montée en compétence doit concerner toutes les tranches d’âge et d’expertise. Emilie Sidiqian met l’accent sur la coopération : partenaires, clients, éditeurs, tout l’écosystème doit s’engager pour rendre l’IA utile, palpable dans l’organisation. Pendant que d’autres pays, comme le Royaume-Uni, accélèrent sous l’impulsion d’investissements colossaux, la France n’a guère le luxe de procrastiner si elle veut capter la valeur à venir et ne pas rester à la traîne.

Quelques tendances qui émergent nettement :

  • 42 % des salariés français ont déjà suivi une formation IA générative
  • L’essor des agents autonomes et de la gestion de la donnée change la donne dans de nombreux métiers
  • La collaboration entre différents acteurs devient la colonne vertébrale de toute stratégie efficace

Jeune femme française analysant un tableau de bord au bureau

Des opportunités concrètes pour la compétitivité des entreprises françaises

Le temps des tests touche à sa fin. La plateforme Salesforce occupe aujourd’hui une place de choix dans la stratégie numérique des groupes français, qui ne visent plus seulement à soigner leur relation client. Automatisation, qualité des données, rapidité décisionnelle : leurs priorités s’élargissent au rythme d’une transformation profonde. Désormais, la maîtrise des environnements cloud, qu’il s’agisse d’AWS, d’Azure ou de Google Cloud Platform, permet de circuler d’un univers à l’autre sans rupture, de centraliser et d’exploiter la donnée où qu’elle soit.

L’automatisation assistée par l’IA s’impose, avec des outils comme AgentForce ou Agent Builder qui facilitent la qualification des prospects, la gestion des interactions ou la personnalisation du parcours client. L’heure est venue d’alléger les process, sans négliger la valeur humaine ni la qualité attendue. Lors du Salesforce World Tour Paris, plusieurs acteurs de la tech et de l’industrie française ont témoigné : les projets grandissent, la mutualisation des savoirs s’accélère, la coopération entre clients, éditeurs et partenaires devient la norme plutôt que l’exception.

Trois axes prennent le dessus dans cette vague d’innovation :

  • Des processus commerciaux et marketing optimisés en continu
  • Une alliance renforcée entre équipes métier et informaticiens, rendue possible par les plateformes collaboratives
  • La faculté de piloter la donnée sur différents clouds sans cloisonnement technique

Pour la France, les projections laissent apparaître des perspectives inédites : d’ici 2026, les plus engagés pourraient générer plusieurs milliards de dollars de valeur. Difficile de fermer les yeux devant cette vague qui monte : ceux qui prennent le train gagnent du terrain ; les autres risquent fort de perdre pied durablement.